Je m'accrochais, j'espérais, j'étais sûr que tout pouvait s'arranger, qu'il était possible de connaitre le bonheur, mais rien n'est si simple.
C'est vrai que tout parait possible aux yeux d'une enfant, donc lorsque la réalité frappe, la désilusion est parfois si grande qu'il est difficile de s'imaginer un avenir comme il peut-être décrit dans les livres. Oui, dans ces livres ou le prince & la princesse finissent par se retrouver, ou bien ceux ou c'est toujours le méchant qui disparait & les gentils vivent des jours heureux. C'est, je crois, au moment ou l'on s'aperçoit du contraire que l'on devient plus ou moins adulte, ce n'est pas qu'une question d'age. Car le vécu et les épreuves de le vie ne se comptent pas qu'en années. Je me souviens, à 8 ou 10 ans, mon plus grand souhait était d'etre « une grande fille », d'aller travailler et non pas d'aller a l'école, de m'occuper de mes enfants pour remplacer les devoirs ou de faire des courses au lieu de ranger mes jouets. On me répondait en général : « T'es trop petite pour comprendre, mais tu veras, tu regretteras d'avoir grandit si vite. » Je voulais savoir, tout savoir de la vie d'adulte. Alors comme pour le vivre je jouais avec mon insouciance, mon innossance, et ma naïveté. Je jouais, encore et encore, avant de comprendre que la vie n'est pas un jeu. Avant de comprendre qu'il est dure de vivre, comme enfant, on pouvait se l'imaginais, avant de savoir qu'il n'y a ni les bons, ni les cons, que le bien & le mal ne sont pas séparés d'un grand trait & que aimer et detester peuvent parfois s'assembler... Avant de me rendre compte que la Vie ne vaur rien, mais que rien ne vaut celle-ci.